La consonne p

 

 

 La consonne <p> 

 

Ses sens inconscients ne concernent que la consonne p à l'initiale des mots et la seconp dans les doubles syllabes p ,

 

 

                                                                       progression, progrès                   ------------------->   Père   

                 Comprendre le triangle d'or et ses bienfaits spirituels – Mineral Direct  

            coup explosif                                            petitesse, méprisable

 

 

 

 

1) la consonne du mépris ou du dégout

 

 L'interjection pouah exprime le mépris ou le dégoût. L'objet de l'intrjection est une sensation : gustative, ojfactive, visuele éprouvée par le locuteur.   "Il recrachait le breuvage en disant : -Poauh! La fâcheuse tisane ! "Victoor Hugo, Notre-Dame de Paris). L'objet de l'interjection [L'objet de l'interj. est la situation appréhendée par le locuteur]

  L'objet de l'interjection est la situation éprouvée par son locuteur, c'est parfois une idée, un fait évoqué.

 

 

Comment expliquer la corporéité, l'incarnation possible du p de petitesse ? L'imitation du pépiement du poussin, ''piou piou'', pourrait avoir quelque influence sur cette dimen-sion. Il faut surtout saisir quelle appréciation l'humain, et spécialement celui qui maîtri-sait la langue châtiée, portait à cette notion de petitesse. Le mépris s'exprime en français par les onomatopées ''pouih'' ou ''pouah'' dans lesquelles le phonème [p] ou la lettre p prend cette fois un sens péjoratif. Ainsi il apparaît que la nuance sémantique déprécia-tive de petitesse, de bassesse, de pauvreté du peuple, orientée vers une appréciation méprisante, repose sur la mimophonie de l'expression du dédain et du dégoût. Le phonème [p], consonne labiale, s'articule dans pouih ou pouah en retroussant la lèvre inférieure, la lippe, qui s'abaisse comme pour amorcer un crachat : c'est la moue du mépris. Ce phonème a envahi le lexique pour y propager une notion péjorative de la petitesse. « C'est puéril, tu retombes en enfance). De la petitesse à la bassesse l'analogie de ce manque de hauteur est évident et subit une connotation de mépris, de dégoût voire de répugnance. L'homme du petit peuple, celui de la populace (c'est un secret de polichinelle), n'est qu'un pion méprisable repoussant. "T'es vilain comme un pou, sale comme un peigne, bête comme un pied". Quelle peute (vilaine en comtois) !

 Écoutons une liste de mots où l'écho redondant de [p] retentit et rebondit comme dans une caisse de résonance du mépris avec un symbolisme phonétique qui détruit le dogme de l'arbitraire des mots. Si l'on récite à haute voix cette série de mots avec la moue du dédain méprisant, il devient licite d'avoir quelque doute sur l'absence de motivation des mots, dont il faut remettre en cause un dogme millénaire, celui de leur attribution de plus petite unité de sens des langues.

______________________________________________________________________ puant, pustuleux, putride, pourriture, pestilence, pus, pet, pisse, pine, pipe, pompier, pute, poule, porno, purin, pourceau, pécore, porc, poubelle, dépotoir, empester, répugnant, repoussant, pernicieux, turpitude, crapulerie, pouilleux, parasite, pou, puce, morpion, punaise, poison, pétasse, pimbêche, pipelette, pie, chipie, peste, pouffiasse, pisseuse, pondeuse, tapineuse, gaupe, femme publique, poule, paillasse, lupanar, tripot, pègre, pervers, perfide, sacripant, crapule, fripouille, pékin, pingouin, pédale, pédé, tapette, pédant, péteux, picrate, pinard, piquette, picoler, poivrot, pochtron, pochard, pinté, peureux, paniqué, poltron, pétochard, carpette (une vraie), serpillière, péquenaud, paysan, pedzouille, pétrousquin, pignouf, paltoquet, piteux, panné, perdant, sur la paille, piétaille, penaud, épave, poisse, manque de pot, panade, purée (être dans la), pépin (il m'est arrivé un), pis (pire), pipeau (artifice), pouacre, potron, pétrus, popotin, pétard, panier, panard, patte (enlèves tes pattes de là), pieu (lit), pageot, pucier, paresseux, clampin, pantouflard, pinailleur, gagne-petit, pacotille, pingre, rapiat, pisse-vinaigre, cupide, pouacre, salopé, pagaille, pollué, éclopé, estropié, patraque, pantelant, poussif, piètre, passable, pataud, empoté, paltoquet, dépité, potiche, potache, poireau (faire le), ventripotent, patapouf, pénible, pitre, turlupin, pasquin, impie, péché, punition, pénitence, pendable, coupable, inculpé, pécheur, possédé (du démon)...   

 _________________________________________________________________

Quelle pitié, j'en passe et des pires ... dans le pétrin, dans la purée, la panade, tout ça c'est du pipeau, c'est le pompon... et pouih, quel pathétique répertoire du mépris, de mal en pis ! 

Que des poux (individus méprisables, vils ou très laids) qu'on ne veut plus voir en peinture ! Allez, au piquet les partisans de l'arbitraire ! Ces deux listes de plus de 200 mots, dont une a une connotation méprisante et l'autre évoque la petitesse des dimensions ou des quantités, est bien un pavé dans la mare de l'arbitraire des mots. Il est probable que ce concept de mépris, un sentiment d'indignité pour la bassesse et l'infériorité sociale, s'est généralisé secondairement au sens de petitesse. Pouah ! Le Noble crachait son mépris du petit peuple en lui postillonnant ces p explosifs au visage. Cette connotation méprisante permet d'expulser de manière explosive ce qu'il juge vil. Ce phonème /p/, cette lettre p n'est donc pas insensée comme la linguistique classique a tenté de nous le faire croire. A l'initiale des mots (pied), en consonne redoublée (frapper) ou comme consonne portant l'accent tonique (empoté), cette lettre peut évoquer trois sens. Dans frapper il s'agit de la notion de coup explosif, dans empoté c'est la notion de mépris. Pour le mot pied cette lettre peut porter les trois sens en fonction des acceptions de ce mot dont la structure ne le lie pas spécifiquement à l'anatomie humaine. La notion de progression concerne le pied humain, que l'on retrouve dans son pas, sur la piste où l'on prend pied et que l'on parcourt à pied ou à pinces (aller à pied, course à pied, mettre un pied devant l'autre). L'arrêt de la progression, l'immobilité absolue se traduit par l'expression ''ne pas bouger ni pied, ni patte''. Ce schème progressif participe à la définition du pied comme unité de mesure. Le coup de pied marque le coup explosif possible du p (flanquer, envoyer). La notion de mépris se retrouve dans les expressions (jouer comme un pied, avoir ou fouler sous les pieds, lâcher pied) et la notion de répugnance liée à l'éventuelle puanteur. La notion de petitesse concerne le peton alors que le schème de situation basse concerne le pied humain, le pied de lit, le pied de la montagne, le pied de lettre. Ce p se retrouve dans panard, pinceaux, ripaton et arpions. Les différentes acceptions du substantif pied s'expliquent par le triple sens de la consonne p.  

N'est-il pas surprenant que personne jusqu'alors n'ait fait de lien entre ce son /p/ et le sens de mépris, petitesse, bassesse ou le sens de coup explosif ? Qui peut réfuter que c'est l'inconscient qui parle ?

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potron, pétrus, popotin, pétard, panier, postérieur, puant, pustuleux, putride, pourriture, pouilleux, pus, pet, pine, pipe, pompier, pisse, pute, poule, porno, purin, pourceau, pecore, porc, poubelle, dépotoir, pestilence, pernicieux, répugnant, repoussant, turpitude, crapulerie, empoicré, parasite, pou, puce, morpion, punaise, poison (une), pétasse, pimbèche, pipelette, pie, chipie, peste, pouffiasse, pisseuse, pondeuse, tapineuse, gaupe, femme publique, lupanar, tripot, pègre, suspect, pervers, perfide, sacripant, crapule, fripouile, pirate, ripoux, type, pékin, pingouin, pédale, pédophile, pédé, tapette, pédant, péteux, poison, picrate, pinard, piquette, picoler, poivrot, pochtron, pochard, pinté, penchant, peureux, paniqueur, poltron, pétochard, carpette (une vraie), serpillère, péquenaud, paysan, pedzouille, pétrousqin, pignouf, paltoquet, peigne-cul, piteux, panné, perdant, capitulé, penaud, épave, poisse, manque de pot, panade, purée (être dans la), pépin (petit accident de parcours), pis (pire), pipeau (artifice), peute, pouacre, panard, patte (enlèves ta patte de là), pieu (lit), pageot, page, pagnot, pucier, paillasse, paddock, paresseux, clampin, pantouflard, pinailleur, gagne-petit, salopé, pagaille, pollué, éclopé, estropié, patraque, pantelant, épuisé, poussif, piètre, passable, pataud, empoté, paltoquet, dépité, potiche, potache (sans expérience), poireau (faire le), ventripotent, patapouf, pénible, piteux, pitre, turlupin, pasquin, impie, péché, punition, pénitence, potence, pendable, coupable, inculpé, pécheur, possédé (du démon)… pitié, j’en passe et des pires … dans le pétrin, dans la purée, la panade, c’est du pipeau, c’est le pompon et pouih, et pouah, quelle petitesse pathétique, de mal en pis ! Que des pous (individus méprisables, vils ou très laids)!

Quand on conditionne un chien à saliver par un stimulus telle une cloche cela ne veut pas dire que d’autres stimuli sont incapables de remplacer la cloche!

Mais bien sûr mon raisonnement ne vaut pas un p de lapin ! Encore eût-il fallu que vous le démontriez autrement que par des sarcasmes. Si je vous affuble des 175 noms sus-cités, les prendrez vous pour des compliments ?

 

alus de 150 avec une connotation de mépris.

 

 

Cette consonne résonne avec le critère de petitesse dans un nombre importants de mots                                                       petit ou petiot
- rendre petit : rap etisser
- petit péché, petite faute : p eccadille
- petit à petit : p eu à p eu
- juste un peu = juste un p ouce de
- une très petite distance, quantité, un très court espace de temps = un p oil
- un petit nombre de personnes. = une p oignée
- très petite partie d'une substance ou d'un corps matériel : une p articule
- réduire quelque chose en minuscules fragments : réduire en p oussière
- mettre, réduire en poussière = réduire en p oudre, p ulvériser
-réduire en poudre ou en petits morceaux : p iler
- mettre, réduire en petits éléments = réduire en p urée
-flocon de poussière : peluche
-insecte de petite taille = p uce
- petite somme d’argent = p écule
- élément de très petite dimension, perçu visuellement sur une surface, sur un fond : un p oint
-au petit jour : au p oint du jour
- petit orifice = p ore
- petite taille = p omme (haut comme 3 pommes)
- petite quantité : p ouce (pas un pouce de, pas une miette)
- unité expérimentale la plus petite en agronomie : p arcelle élémentaire
- pousser de petits cris : p épier
- se nourrir de peu, par petits coups : p icorer
- marquer de petits trous, de points, piquer à petits coups répétés : p icoter
- sensation algique analogue à celle que provoqueraient de petites piqûres : p icotements
- petits habits = p agne.
- fleur de petite taille : p âquerette (au ras des pâquerettes)
- petite voiture : p oussette
- petit avion de plaisance: p ou(-)de/du(-)ciel.
médecin des petits : p édiatre
- petit homme : p ygmée, lillip utien
-petit enfant : p olichinelle (dans le tiroir), puéril, poupon, poupée, loupiot, polisson, chenapan (petit malin), pitchoun et pitchounette, poulbot, arpète (petit apprenti), galopin, galoupiot, page (un), tom-pouce, Petit Poucet, Pinocchio (pantin), Peter Pan.
-petit animal : piaf, poulain, poney, poussin, pulcin (petit d’un oiseau) au XIIème siècle…
- c’est petit: cela ne vaut pas un p.. de lapin
-rapport petit/grand : voir la p aille dans l'oeil du voisin et pas la Poutre dans le sien.
rapetisser, peu (en particulier peu à peu), peccadille, pygméen, lilliputien, pouce (juste un pouce de), point (on ne voit plus qu'un point), poil (à un poil, une très petite distance, quantité, un très court espace de temps), poussière, parcellaire, poudre, pois (petit), puce(très petite dimension), pore (très petit orifice), pauvre, pécule (somme d'argent peu importante, économisée petit à petit), panné, pénurie, parcimonieux, purotin, crapoussin, poupon, poupée, puéril, pitchoun, loupiot, polisson, chenapan (petit malin), polichinelle (dans le tiroir), pomme (haut comme 3 pommes), pouce (pas un pouce de, pas une miette), poignée (une poignée de), pupille (mineur), pitcho.

Est-ce que le jour commence à poindre (au petit jour) ?

Ce rapport peit/grand est manifeste dans le dicton : voir la paille dans l'oeil de son voisin et pas  la Poutre dans le sien.

 

 

Comme pour le mépris  il s'agit parfois d'une connotation secondaire, voici la liste des mots porteurs du codon <p> marqueur de petitesse :

 

                                               La consonne <p> marqueur de petitesse

 

    Chover, Eponymie et consorts n'ont jamais remarqué le lien entre la consonne /p/ et la petitesse. Il a échappé jusqu’alors à leur conscience, conditionnée dans le monde imaginaire chimérique de l'arbitraire saussurien. La petite musique de nuit de l’inconscient l'a pourtant fait résonner dans le nom des  petits personnages d'histoire pour enfants : Pinocchio, le Petit Poucet sont, comme Tom Pouce et Peter Pan, ainsi que Pimprenelle, marionnette de « Bonne nuit les petits ». Le Syndrome (ou complexe) de Peter Pan est un phénomène psychologique qui désigne une personne qui refuse de grandir et reste un éternel petit garçon qui vit au Pays Imaginaire.

 

    La liste suivante où ‘'on peut remplacer la lettre « p » par petitesse (dans l’acception principale ou secondaire des mots, est éclairante sur notre aveuglement et notre surdité conscients.

 

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Rapetisser (devenir petit), peu (c’est peu, c’est petit), peccadille (petit péché), pygmée (un petit homme), pouce (un pouce de : la plus petite quantité de), Tom Pouce (très petit personnage qui par antonomase a donné tom-pouce désignant des personnes de petite taille), lilliputien (être de très petite taille), peton (petit pied), pincée (petite quantité), pointe (de sel, poivre : très petite quantité de), à peine (très peu), point (élément de très petite dimension sur une surface), au point du jour (au petit jour), pomme (haut comme trois pommes: petit), perle (petite concrétion sphérique, petite boule, voire le plus petit des caractères d’imprimerie), poussière (très petite particule de matière), particule (très petite partie d’une substance ou d’un corps), parcelle (pe-tite partie), lopin (parcelle de terre), poudre (poussière), pulvériser (réduire en poudre, poussière), purée (réduction en petits éléments), pollen (poussière fine fé-condante des plantes,) pois (légume nommé petit pois), puce (insecte de très petite taille, composant électronique de très petites dimensions, saut de puce : très petit saut), pou (parasite de petite taille), morpion (personne de petite taille), crapoussin (petit crapaud ou homme de petite taille), pécule (petite somme d’argent économisée petit à petit, peu à peu), postillon (petite goutte de salive projetée), papille (petite éminence saillante muqueuse ou cutanée), pore (petit orifice), poil (petit filament, il s’en est fallu d’un poil, à un poil près), capillaire (petit vaisseau sanguin), papule (petite éminence cutanée), pustule (petite lésion cutanée emplie de pus), appendice (petite partie accessoire), pilule (petite boule de médicament), pastille (petit pain, petit bonbon...), pauvre (qui a peu de revenu, de petite valeur), parcimonie (en petite quantité), pion (petite pièce d'un jeu), pièce de monnaie (petit disque de métal), pellicule (très petite quantité, petite lamelle d’épiderme nécrosé d’oignon), pelure (pellicule), peluche (poil ou jouet pour enfant), pépiement (petits cris), pétiller (éclater avec des petits bruits ou dégager de petites bulles), potins (petites médisances), pinailler (avoir le souci exagéré des petites choses). La roupie de sansonnet ou le pet de lapin ne sont-ils pas de peu de valeur ?

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    Les petits de l’homme n’échappent pas à ce conditionnement inconscient avec toute une petite (un p présent dans le latin parvus) gent puérile (du latin puer : enfant) que soignent les pédiatres :

des petiots, des poupons, poupards et poupées, des loupiots, des poulbots, des polis-sons, des chenapans (petits malins), des galopins, des fripons (enfant espiègle, malicieux), des pages (jeune garçon au service de ou petit passage d’un livre), des arpètes (petits apprentis), des polichinelles (très petits dans le tiroir !). Le mot d’origine provençale pitchoun, signifie petit, formé sur le radical expressif  pitch- qui évoque la petitesse, comme pichon. On peut y ajouter les pupilles (jeunes enfants) et les pucelles (jeunes filles). Les petits des animaux sont concernés : poussin (petit de la poule), pulcin (petit oiseau), piaf (oiseau de petite taille), perruche (petit perroquet), poulain (petit du cheval), poney (petite race de cheval), porcelet (petit de la truie).

   

Pour l’inconscient la consonne /p/ à l’initiale des mots peut évoquer trois sens : coup explosif, progression, répugnant ou méprisable avec une extension à la notion de bassesse, petitesse.

 

Le<codon> p marqueur de mépris et de petitesse concerne plus de 250 mots cités, en majorité colorés en bleu.

 

On peut être nul en maths, mais 250 cela fera toujours 25 fois 10. Or  il est impossible à Chover d'établir une liste de quelques 50 mots avec un sens de la consonne <p> différent des trois que j'ai analysés depuis des années. Vous me prenez pour un imbécile, un gourou, un nieur d'évidences ou je ne ai quel autre qualificatif méprisable, mais moi c'est la petitesse de votre ouverture d'esprit qui me sidère. (Il est vrai que je ne réfléchis pas avec la partie charnue de mon individu comme Chover ) !

 

  La méchanceté est l'esprit de la critique, l'estime Thomas Mann. Pour Coluche :"La critique est un parasite de la société qui n'a aucune influence ! Les critiques sont de vieux imbéciles, incapables de faire un autre métier !". "Il y a des critiques qui ne demeurent "critique" que le temps de n'avoir pas réfléchi." l'a bien compris Paul Valéry. Victor Hugo surenchérit : "On est stupéfait de la quantité de critique que peut contenir un imbécile". Et spécialement pour Abel Boyer "La critique est une chose bien commode : on attaque avec un mot, il faut des pages pour se défendre" l'avait expérimenté Jean-Jacques Rousseau.

 

Alphonse de Lamartine se montre plus sarcastique:  "la critique est la puissance des impuissants".

 

 

s

 

 Le Père éternel

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 Située dans l'alphabet entre le Q de la Quête, du Questionnement et la Lettre O, Symbole de la Tête, la lettre P est avant tout le domaine du Père.

Examinons ce nom du Père chez nos voisins actuels et anciens:

italien: padre 

latin:                   pater                               grec :             patêr

espagnol :          padre                              portugais :    padre

vieil anglais :      faeder                             anglais           father

haut allemand : fater                                danois            fader

allemand :          Vater                               néerlandais : vader

Cette liste met en évidence l'origine indo-européenne identique des mots désignant le Père. On remarque tout de même une variation de l'initiale: P et F et secondairement V, que les allemands prononcent [f]. Les spécialistes de la langue donneront des explications phonétiques à ce choix entre le P et le F, mais d'après notre théorie, vérifiée pour la langue française, la lettre P en majuscule est associée à la notion de Progrès et la lettre F à celle du Feu spirituel que l'on perçoit dans la Foi et la Ferveur. La langue française réserve cet F à la Femme, à la Fille et au Fils (mot dont la majuscule ne nous choque pas, car la religion catholique a mis en exergue le Fils de Dieu).

La permanence formelle du P ou F ne prouve pas la permanence sémantique diachronique. Dans la sphère indo-européenne le Pater est le chef, Père mais aussi Prêtre et Patron avec une importance sociale dominante par rapport à la Mère ou la Femme. Autour de la fonction de Père s'est développé un système lié à la propriété et à sa transmission, son passage au Fils: le Père est le garant du Patrimoine,  il le "Père" pétue. Il est le Protecteur de la Famille, le Patron, d'où la notion de Patrie:

patria en italien et espagnol, Vaterland en allemand et Fatherland en anglais.

patrimonio en italien et espagnol, Vatererbe en allemand et patrimony en anglais 

padrone en italien, patron en espagnol, Patron en allemand et en anglais

 

Pré et Pro

La racine indo-européenne *per, avec le sens de procurer se divise en trois branches, l'une en rapport avec l'enfantement, l'autre avec le concept de partie et la troisième de préparer.

En latin existait le verbe parere, enfanter, parare, préparer et pars, part....

Pas, Progession Passage, Pied, Point, Port, Porte, Préséance Procéder, Profiter, Prospérer, Payer, Poser, Pousser, Précipiter, Présenter, Prétendre, Prêter, Prétexter, Procéder, Profiter, Progresser, Proposer, Prospérer,  Pousser, Présenter, Produire, Progresser, Projeter, Prolonger, Perpétuer, Poursuivre, Proroger, Passer outre, Persécuter, Persévérer, Persister, Pourchasser, Préoccuper, Presser, Prétendre, Prolonger  Parrainer, Persuader, Peser, Piquer, Pistonner, Poindre, Pointer, Porter, Poursuivre, Précipiter, Prédisposer, Presser, Prévenir, Produire, Proférer, Profiter, Projeter, Prolonger, Promouvoir, Prononcer, Propulser, Protéger, Provoquer, Pays...

 

Le Pain, le Poisson, le Père, le Pas ont à l’initiale le P majuscule du Progrès (Progression), c’est pourquoi la langue consciente est contrainte, quand ces signifiés sont de petites dimensions, d’y adjoindre le qualificatif « petit »:
Les petits Pain, les petits Pois dont on a toujours besoin chez soi, le petit Père du Peuple, le petit Pas de l’homme sur la lune, un grand P pour l’humanité, etc.

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Pas, Père, Papa, Piste, Passage, Pilote, Perfection, Passion, Phare, Patrie, 

Pape, Pope, Pharaon, Patriarche, Parrain, Parent, Président, Patron, Pair, Prêtre,  Prieur, Pasteur, Prophète, Préfet, Parlementaire, Puissant, Procureur, Prud'Homme,  Professeur, Précepteur, Praticien, Propriétaire, Percepteur, Pscychanalyste, Psychiatre, Pédiatre, Phoniatre, Paradis, Purgatoire, Palais, Panthéon, Peuple, Pharisien, Pâques, Pascal, Pentecôte, Pluton, 

 La lettre p minuscule

– p = coup explosif.

coup exposif : pan, pif, paf, patatras, pan-pan, pile, pêche, patate, pain, pet, punch, poing (coup de), tampon, pichenette, impact, pocher, pétard, poudre (explosive), pétarade, parpaing, pavé (jeter un pavé dans la mare), piquette, pugilat, pugnacité, pancrace, attrapade, peignée, punition, pâtée, tripotée, upper cut, ramponneau, pochon, percuter, riposte, frappe, trempe, casse-pipe, piquette, taper, toper, poussée, pulsation, pouls, crépitement, pétillement, tapage, potin, piston, pilonner, poignarder, poinçonner, piquer, pianoter, tapoter, lampée, dispute, opposition, pamphlet, polémique, 
coups de poings, de pied, de patte, de pioche, pic, pistolet,

Chover a écrit:

en citant Abel Boyer:  "Mais sur les quelque 10 000 mots français usuels commençant par C (certains sites en citent près de 40 000), il est très facile, quel que soit le sujet, d'en  lister  10 qui sont en rapport plus ou moins lâche avec le sujet !"
Ce fil, en tout cas pour la partie que j'ai suivie, ou essayé de suivre, m'aura appris que de telles évidences n'en sont pas pour Chrisor !  J'en reste sur le cul !

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Les 10000 mots se réduisent en réalité à quelques 550 ou 600, car ils ne concernent que 3 positions de la consonne dans un mot :
1. à l'initiale des séquences consonne-voyelle  (CV)  2. en seconde place dans une consonne redoublée (<cc> et enfin plus rarement sur la consonne de la syllabe sur laquelle il est possible de mettre un accent expressif, tonique ou emphatique, tel fracasser.

Quant aux 10 mots soi-disant extraits de cette multitude de mots selon mon humeur, la liste du message  précédent de la consonne <p> en compte plus de 150 avec une connotation de mépris.

Comme pour le mépris  il s'agit parfois d'une connotation secondaire, voici la liste des mots porteurs du codon <p> marqueur de petitesse :

                                               La consonne <p> marqueur de petitesse

    Chover, Eponymie et consorts n'ont jamais remarqué le lien entre la consonne /p/ et la petitesse. Il a échappé jusqu’alors à leur conscience, conditionnée dans le monde imaginaire chimérique de l'arbitraire saussurien. La petite musique de nuit de l’inconscient l'a pourtant fait résonner dans le nom des  petits personnages d'histoire pour enfants : Pinocchio, le Petit Poucet sont, comme Tom Pouce et Peter Pan, ainsi que Pimprenelle, marionnette de « Bonne nuit les petits ». Le Syndrome (ou complexe) de Peter Pan est un phénomène psychologique qui désigne une personne qui refuse de grandir et reste un éternel petit garçon qui vit au Pays Imaginaire.

    La liste suivante où ‘'on peut remplacer la lettre « p » par petitesse (dans l’acception principale ou secondaire des mots, est éclairante sur notre aveuglement et notre surdité conscients.

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Rapetisser (devenir petit), peu (c’est peu, c’est petit), peccadille (petit péché), pygmée (un petit homme), pouce (un pouce de : la plus petite quantité de), Tom Pouce (très petit personnage qui par antonomase a donné tom-pouce désignant des personnes de petite taille), lilliputien (être de très petite taille), peton (petit pied), pincée (petite quantité), pointe (de sel, poivre : très petite quantité de), à peine (très peu), point (élément de très petite dimension sur une surface), au point du jour (au petit jour), pomme (haut comme trois pommes: petit), perle (petite concrétion sphérique, petite boule, voire le plus petit des caractères d’imprimerie), poussière (très petite particule de matière), particule (très petite partie d’une substance ou d’un corps), parcelle (pe-tite partie), lopin (parcelle de terre), poudre (poussière), pulvériser (réduire en poudre, poussière), purée (réduction en petits éléments), pollen (poussière fine fé-condante des plantes,) pois (légume nommé petit pois), puce (insecte de très petite taille, composant électronique de très petites dimensions, saut de puce : très petit saut), pou (parasite de petite taille), morpion (personne de petite taille), crapoussin (petit crapaud ou homme de petite taille), pécule (petite somme d’argent économisée petit à petit, peu à peu), postillon (petite goutte de salive projetée), papille (petite éminence saillante muqueuse ou cutanée), pore (petit orifice), poil (petit filament, il s’en est fallu d’un poil, à un poil près), capillaire (petit vaisseau sanguin), papule (petite éminence cutanée), pustule (petite lésion cutanée emplie de pus), appendice (petite partie accessoire), pilule (petite boule de médicament), pastille (petit pain, petit bonbon...), pauvre (qui a peu de revenu, de petite valeur), parcimonie (en petite quantité), pion (petite pièce d'un jeu), pièce de monnaie (petit disque de métal), pellicule (très petite quantité, petite lamelle d’épiderme nécrosé d’oignon), pelure (pellicule), peluche (poil ou jouet pour enfant), pépiement (petits cris), pétiller (éclater avec des petits bruits ou dégager de petites bulles), potins (petites médisances), pinailler (avoir le souci exagéré des petites choses). La roupie de sansonnet ou le pet de lapin ne sont-ils pas de peu de valeur ?
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    Les petits de l’homme n’échappent pas à ce conditionnement inconscient avec toute une petite (un p présent dans le latin parvus) gent puérile (du latin puer : enfant) que soignent les pédiatres :
des petiots, des poupons, poupards et poupées, des loupiots, des poulbots, des polis-sons, des chenapans (petits malins), des galopins, des fripons (enfant espiègle, malicieux), des pages (jeune garçon au service de ou petit passage d’un livre), des arpètes (petits apprentis), des polichinelles (très petits dans le tiroir !). Le mot d’origine provençale pitchoun, signifie petit, formé sur le radical expressif  pitch- qui évoque la petitesse, comme pichon. On peut y ajouter les pupilles (jeunes enfants) et les pucelles (jeunes filles). Les petits des animaux sont concernés : poussin (petit de la poule), pulcin (petit oiseau), piaf (oiseau de petite taille), perruche (petit perroquet), poulain (petit du cheval), poney (petite race de cheval), porcelet (petit de la truie).
   
Pour l’inconscient la consonne /p/ à l’initiale des mots peut évoquer trois sens : coup explosif, progression, répugnant ou méprisable avec une extension à la notion de bassesse, petitesse.

Le<codon> p marqueur de mépris et de petitesse concerne plus de 250 mots cités, en majorité colorés en bleu.

On peut être nul en maths, mais 250 cela fera toujours 25 fois 10. Or  il est impossible à Chover d'établir une liste de quelques 50 mots avec un sens de la consonne <p> différent des trois que j'ai analysés depuis des années. Vous me prenez pour un imbécile, un gourou, un nieur d'évidences ou je ne ai quel autre qualificatif méprisable, mais moi c'est la petitesse de votre ouverture d'esprit qui me sidère. (Il est vrai que je ne réfléchis pas avec la partie charnue de mon individu comme Chover ) !

  La méchanceté est l'esprit de la critique, l'estime Thomas Mann. Pour Coluche :"La critique est un parasite de la société qui n'a aucune influence ! Les critiques sont de vieux imbéciles, incapables de faire un autre métier !". "Il y a des critiques qui ne demeurent "critique" que le temps de n'avoir pas réfléchi." l'a bien compris Paul Valéry. Victor Hugo surenchérit : "On est stupéfait de la quantité de critique que peut contenir un imbécile". Et spécialement pour Abel Boyer "La critique est une chose bien commode : on attaque avec un mot, il faut des pages pour se défendre" l'avait expérimenté Jean-Jacques Rousseau.

Alphonse de Lamartine se montre plus sarcastique:  "la critique est la puissance des impuissants".

Date de dernière mise à jour : 13/08/2025

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