La clef du code
La clef du Code de l'inconscient

Des unités au sens caché
Aprés avoir constaté qu'il pouvait exister des séquences phonémiques et plus précisément des couples de phonèmes reliés à des sens cachés inconscients, il s'agit désormais d'entreprendre une recherche plus systématique. Pour cela il est nécessaire de passer en revue tous les couples de phonèmes et surtout de lettres et de rechercher leurs sens non conscients éventuels qui correspondent à une caractéristique commune aux référents qui les portent. En pratique, il va falloir établir la PGCC, la Plus Grande Caractéristique Commune à tous les référents dont le signifiant comporte la séquence bilitère à décrypter. Cette recherche est proche de celle des linguistes qui recherchent depuis les années 2000 s'il existe une invariance notionnelle, associée à un submorphème, un groupe consonantique formé de deux phonémes, placé uniquement à l'initiale des mots anglais : (ex. : la ‘'mollesse'’ ou la ‘'lenteur'’ dans un corpus de mots anglais initiés par <sl->-, la fragilité par <cr>). Ces couples de phonèmes sont les plus petits segments phonémiques pour lesquels ils ont découvert une propriété commune des référents désignés. Par commodité et simplicité pour les profanes en linguistique, nous écrivons ces unités entre les chevrons < et > pour marquer le fait qu'il s'agit de séquences découpées dans les signifiants. .
Notre recherche est différente de celles des linguistes en submorphémie, car elle concerne en priorité les mots français et ne se limite pas aux groupes consonantiques. Nous avons déjà établi que les couples de phonèmes <tr>, <ée>, <cr>, <gl>, <us> , <aï>, <ill> évoquaient des caractéristiques remarquables des référents et de leurs signifiés. Cette propriété commune aux référents/signifiés ne se limite pas à la situation de ces couples à l'initiale des mots, mais concerne n'importe quelle position dans le mot (signifiant). Ainsi la notion de mort est une caractétistique principale des signifiés crime et massacre, crémation et nécropole, crypte (funéraire) et sépulcre... que <cr> initie le mot ou soit situé dans la syllabe terminale.
Nous avons fait aussi fait un constat étonnant discordant et quasiment inconciliable avec la nature-même de la linguistique qui est fondée sur le son. Pour Saussure selon le Cours posthume des ses élèves, la langue est une "tradition orale idépendante de l'écriture". La langue ne serait que "le dépôt des images acoustiques des mots". En linguistique "il faut parler des sons et des syllabes d'un mot." Dans nos premiers exemples de séquences motivées nous avons du nous rendre à l'évidence que la graphie l'emportait désormais sur le son, qu'elle donnait davantage d'information sur le référent que le son, en particulier lors de la diphtongaison et qu'il fallait se préoccuper de l'orthograple pour repérer ces séquences biphonémiques. Avec le couple de phonèmes <us> ou <uc(e> par exemple, nous avons remarqué que les signifiants qui comportaient ce couple voyelle-consonne évoquaient les notions géométriques dynamiques de sauts (ou bonds) ou statiques de couverture, quelle que soit sa place dans le signifiant : mustang, puce, montagnes russes, secousses, tousser, se trémousser, etc, pour le sens de bond, et mousse, trousse, housse, bourse, etc pour le sens de couverture....
L'unité linguistique - selon la théorie saussurienne officielle - est définie comme une chose double faite du rapprochement entre deux termes, le sifgnifiant et le signifié, tous les deux psychiques, unis dans le cerveau uniquement par un lien associatif non motivé, conventionnel, qui serait arbitraire : la barre séparant le signifié du signifiant serait infranchissable. La découverte que les submorphèmes formés des suites V-C (voyelle-consonne) et C1C2 (avec C2 = l ou r, tels : bl, cl, fl, gl, pl.....ou br, cr, dr, fr, gr....) possédaient tous deux sens, dément que cette barre entre signifié et signifiant soit infranchissable. Ce que n'a pas compris Saussure c'est que l'on créait des signifiants non pas pour désigner l'ensemble des caractéristiques du référent, mais seulement une ou deux ce qui explique les noms différents selon les langues et l'existence de nombreux synonymes, car ce ne sont pas les mêmes critères remarquables du référent qui sont retenus pour le désigner.
<cl> La clef du Code
Voici la méthode d’analyse du lexique français avec le submorphème <cl> comme exemple.
.Première étape :
Etablir le corpus le plus exhaustif possible des mots comportant <cl> grâce, par exemple, au dictionnaire-français-des-rimes.fr
Le résultat indique 1175 mots comportant "cl", mais il faut supprimer les formes conjuguées des verbes (5 temps) ce qui donne un résultat proche de 500 mots.
. Seconde étape:
Extraire trois mots de cette liste dont il semble évident qu’ils désignent une caractéristique ou la notion invariante commune des référent désignés tels : clore, couvercle, clef
Pour ces trois mots la notion invariante des référents est évidente : il s'agit de la notion de fermeture ou d’enfermement
.Troisième étape
. Ajouter une liste de 10 mots tirés au hasard pour vérifier cette premoère notion commune:
occlusion, enclave, clairon, cloison, cloche, clou, clameur, claquer, éclat, claquemurer, clan

. Vérifier si dans cette liste une caractéristique des référents correspond au premier sens découvert.
La notion de fermeture/ enfermement est une propriété remarquable des référents : occlusion, enclave, cloison, cloche ( à fromages ou de plongée), clou (clouer le bec à), claquemurer, clan (groupe fermé).
cloche à fromages
Ne semblent pas posséder cette caractéristique saillante les mots: clairon, claquer, éclat. Cependant “claquer” peut renvoyer à la notion de fermeture (claquer la porte)
Quatrième étape:
Rechercher si les mots exclus n’ont pas entre eux une notion invariante commune : manifestement il s’agit de la notion de bruit retentissant : clairon (claironner), claquer (claqement), éclat sonore (de rire). Cette seconde découverte permet d’inclure dans cette liste deux mots précédents qui peuvent donc porter les deux notions en fonction des référents désignés: le mot cloche (d’église) et le mot clou (le clou du spectacle).
Cinquième étape : séparer les deux listes porteurs d’un sens différent de <cl>:
1. notion de fermeture/ enfermement :
10 mots en ajoutant les trois premiers mots : clore, couvercle, clef, occlusion, enclave, cloison, cloche, claquemurer, clan, claquer
2.notion de bruit retentissant:
5 mots : clairon, claquer, éclat, cloche, clou
Sixième étape:
Inclure dans ces deux catégories le plus de mots possible du corpus initial
Voici les mots contenant le submorphème <cl> rangés par origine étymologique :
latin, grec, ou autres (français moderne, anglais, onomatopée, emprunts). Les mots hybrides ou d’étymologie incertaine sont précisés.
Origine latine:
claustrer, claustration, claustral, claustrophobie, claustrum (lat. claustrum « clôture, barrière, clos », claudere « fermer »)
clore, clos, clôture, clôturer, enclos, reclus, réclusion, inclusion, conclusion, forclusion, exclure, exclu, exclure, exclure, inclure, inclure, conclure, conclave, enclave, déclore, désenclaver, déclasser, clou, clouer, clouter, clave, claveau, clavicule, clavicorde (lat. claudere, clausus, clavis, clavicula…)
cloche (du latin clocca, d’étymologie gauloise, mais assimilée par emprunt latin)
clerc, clergé, clérical, ecclésiastique (lat. clericus, ecclesiasticus ; du grec via le latin)
client, clientèle (lat. cliens)
clef/clé (lat. clavis)
claquemurer (de claque, lui-même onomatopée, + murer, mais influencé par claustrer)
cloître (lat. claustrum)
cloison (lat. clausio)
clapier, claie, clayette, clayère, clisse (lat. clatis « claie, clôture en branchage »)
classer, classification, classe, classique (lat. classis, « classe, rang »)
clause, clausule (lat. clausula)
clin (d’œil, voir aussi greco-latin)
enclencher (lat. inclavare « fermer à clé », + infl. du francique)
occlusion (lat. occludere)
clamper (moderne mais du lat. clampare)
cloque (lat. clocca, via gaulois)
furoncle (lat. furunculus)
clapir (lat. claperius, d’une racine pré-latine)
Origine grecque (et gréco-latine)
clypeus (bouclier, grec κλειδί clid- « clé », parfois dans vocabulaire spécialisé, cf. clypei), assez rare en français commun
cléid- (racine scientifique, comme dans « cléidomastoïdien »)
clin (cf. clinique, incliner : du grec κλίνειν klínein « incliner », portée scientifique et dérivés)
Autres: onomatopées, et emprunts modernes
clac, clic (onomatopées, français moderne)
club (anglais, au sens moderne, d’une germanique de base)
closed (anglais, adj. « fermé »)
Klu Klux Klan (anglais, nom propre)
water closed (anglais, « toilettes fermées »)
clip (anglais moderne, qui reprend une racine germanique similaire à clamp/clamper)
clamp (anglais, apparenté au germano-latin)
clayère, clayette (français régional, issus de lat. mais évolution moderne)
clovisse, clam (emprunts de l’italien ou du provençal pour les coquillages, racinés dans le latin)
clématite (du latin clematis, grec κληματίς = sarment, donc cf. grec pour la racine)
spectacle, oracle, miracle (grec et latin pour la racine « -acle », mais le « cl » y est accidentel, pas morphémique de fermeture)
écluse (du latin exclusa, de « excludere »)
Les préfixes modificateurs du sens de « cl » (fermeture)
Le sens du codon phonétique « cl » se modifie nettement par différents préfixes gréco-latins.
Ouverture ou absence de fermeture : ex-cl, a-cl, dé-cl
- avec « ex- » (= hors de, sortir de)
éclore : sortir d’une coque ou d’une enceinte fermée.
ex (hors de) + clore (fermer) → ouvrir, s’ouvrir à la vie.
exclure : faire sortir, rejeter hors d’un groupe fermé.
écluse : construire un passage qui s’ouvre ou se ferme (du latin « exclusa » : ouvrir/fermer le passage).
s’éclipser : sortir du champ de vision, disparaître.
éclectisme : choisir ce qui sort des classes établies, briser des cadres fermés.
éclatement : fait de s’ouvrir soudainement; cessation de la fermeture.
- avec « dé-/ec- » (= cassure, suppression, séparation)
déclore : ouvrir ce qui était fermé (dé- + clore).
désenclaver : supprimer une clôture, ouvrir un espace auparavant clos.
déclasser : retirer d’une classe fermée, ouvrir à d’autres possibilités
- avec « a- » (privation, suppression, enlever)
Dans certains mots, « a- » marque la suppression
ou absence de la fonction morphémique de fermeture de « cl » :
Présentation en tableau synthétique
Origine des Mots
Latin : claustrer, clore, clos, clôture, clôturer, enclos, reclus, réclusion, inclusion, conclusion, forclusion, exclure, inclure, conclure, conclave, enclave, déclore, désenclaver, déclasser, clou, clouer, clerc, clergé, ecclésiastique, client, clientèle, clef/clé, claquemurer, cloître, cloison, clapier, claie, clayette, clayère, clisse, classer, classification, classe, classique, clause, clausule, enclencher, occlusion, clamper, cloque, furoncle, clapir
Grec cléid- (racines savantes : cléidomastoïdien), clinique, incliner, clypeus, clématite (racine : κληματίς)
Onomatopée, autres : clac, clic, club, closed, Klu Klux Klan, water closed, clip, clamp, clovisse, clam, clayère, clayette
Notes :
Les doubles héritages gréco-latins sont mentionnés là où ils sont clairs (ecclésiastique, cléid-…)
Les mots d’origine incertaine ou évolutive, ou créés en français moderne, figurent dans la rubrique « autres ».
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Ce classement reflète la grande majorité latine du stock lexématique en « cl » en lien avec la notion de fermeture, puis une couche scientifique ou savante grecque, et enfin divers emprunts récents ou créations par mimétisme sonore du français moderne
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Les préfixes modificateurs du sens de « cl » (fermeture)
Le sens du codon phonétique « cl » se modifie nettement par différents préfixes gréco-latins.
Ouverture ou absence de fermeture : ex-cl, a-cl, dé-cl
- avec « ex- » (= hors de, sortir de)
éclore : sortir d’une coque ou d’une enceinte fermée.
ex (hors de) + clore (fermer) → ouvrir, s’ouvrir à la vie.
exclure : faire sortir, rejeter hors d’un groupe fermé.
écluse : construire un passage qui s’ouvre ou se ferme (du latin « exclusa » : ouvrir/fermer le passage).
s’éclipser : sortir du champ de vision, disparaître.
éclectisme : choisir ce qui sort des classes établies, briser des cadres fermés.
éclatement : fait de s’ouvrir soudainement; cessation de la fermeture.
- avec « dé-/ec- » (= cassure, suppression, séparation)
déclore : ouvrir ce qui était fermé (dé- + clore).
désenclaver : supprimer une clôture, ouvrir un espace auparavant clos.
déclasser : retirer d’une classe fermée, ouvrir à d’autres possibilités
- avec « a- » (privation, suppression, enlever)
Dans certains mots, « a- » marque la suppression
ou absence de la fonction morphémique de fermeture de « cl » :
Quelques mots décryptés
oracle : (a~cl~or~O) « supprime la fermeture de laa lumière de la Tête », c’est-à-dire, ouvre oulève lalumière de la Tête et en langage plus soutenu "donne accès à la révélationé-"
spectacle : (a~cl~ect~spect) « ouvre le spectre visuel et auditif », comme lever le rideau – l’inverse du fermer.
miracle : (a~cl~ir~M) « supprime la femeture de la réflexion de la personne, soit ouvre la éflexion de la personne ».
Synthèse « a-cl » :
La combinaison « a-cl » supprime l’idée de fermeture portée habituellement par le submorphème « cl », aboutiisant au sens d’ouverture dans le mot ainsi construit.
Résumé sémantique de la formation lexicale :
Le préfixe ex- indique la sortie, l’ouverture d’un espace clos e-cl.
Le préfixe dé-/ec- signale l’action d’ouvrir ce qui était fermé, de casser la barrière.
Le préfixe a- (privation) signale la suppression de la fermeture, symbolisant souvent l’ouverture à un état, à une connaissance ou un horizon auparavant fermé.
Exemples d’analyse inconscientes:
. spectacle : ouverture du spectre visuel, « lever le rideau », rendre visible ce qui était fermé.
Les préfixes sont de puissants opérateurs de modification du sens morphématique de fermeture/enfermement porté par « cl », inversant ce sens par l’ajout d’une dimension d’ouverture ou de libération.
Voici une liste structurée de dérivés français contenant le submorphème cl, classés selon plusieurs nuances sémantiques du concept de fermeture :
Premier sens de fermeture, enfermement
clore, clos, enclore, enclos, claquemurer, clef, claustrer, claustra, claustration, claustrophobie, claustrophobe, cloison, clip, clôture, clipper (action de fermer ou fixer), couvercle, cercle (forme fermée)clan, club (groupes fermés), maison close (nommées aussi claque, clandé), clapet (petite fermeture), clou, clouer (fermer: clouer le bec), cloche (à fromages ou de plongée), cliquet, cliqueter, conclave, conclure, inclure, classement, classer, classement, classement, classification (mettre en séries fermées), clapier (lieu fermé) clayère, claire-voie (types de fermetures partiellement ouvertes), clandestin / clandestinité (caché, fermé au regard), enclave, enclaver (zone fermée) occultation, occlusion (fermeture, obstruction), éclusier, écluse (construit pour fermeture dans un plan d’eau)
Second sens
Codon <cl> : bruit résonnant, éclat
cloche, clarinette, clairon,clavier et Klavier alemand, clair, clamer, clameur, claironner, cliquet, cliquetter (bruit sec et répétitif), clapotis (bruit de l’eau), cliquetis, claquement, claquer (bruit sec)clameur, éclat (sonore....)
Résumé
Le codon <cl> évoque une caractéristique des référents qui concerne deux notions invariantes :
1. Fermeture, enfermement (notion prépondérante dans de nombreux mots).
2. Bruit résonant, éclat sonore (notion associée notamment aux instruments, cris, sons secs, et généralisée à ce qui fait vibrer comme un écho, un retentissemen : le clou du spectacle.
En premier lieu il faut tenter de déceler la PGCC (la plus grande caractéristique saillante) de 3 mots comportant la séquence cl. Or il est facile de découvrir que dans couvercle, conclusion, claustrophobie se dessine la caractéristique commune de fermeture.
- Seconde étape: élargir la recherche
Il s'agit ensuite de tenter d'arrimer tous les mots de la liste pour lesquels cette PGCC est valable, et du même coup, former un second groupe de tous les mots pour lesquels cette PGCC ne convient pas.
Pour le doublet cl il est assez aisé de remarquer que la notion de fermeture est une caractéristique remarquable décelée dans ce premier groupe de 3 mots, : couvercle, conclusion, claustrophobie. Ele peut être perçue dans les mots clisse, boucler, club, cycle, clandé (maison close), clip, tacler (fermer le jeu), clef et même cloche, du moins la cloche à fromages ou de plongée en excluant la cloche de l'église qui résonne. A signaler qu'il est rare de parvenir si vite à discerner un critère saillant commun à une douzaine de mots sur 20.
En poussant quelque peu la réflexion on peut sans doute encore rattacher à cette liste "fermée", le mot éclore qui marque la sortie d'une enceinte close tellela coquille (ex-cl); de même le mot clémence est peut-être associé à cette notion de fermeture, car être clément c'est souvent fermer les yeux sur ...
-Troisième étape : découvrir l'éventuelle PGCC du second groupe de mots
Il reste donc une liste de 7 mots et même 8 en y ajoutant cloche (d'église), soit clamer, clown, claironner, éclat, spectacle, clou, clappe, cloche. L'examen de cette liste permet de déceler la notion de bruit et plus précisément un caractère retentisant come caractéristique saillnte comune pour clamer, claironner, spectacle, clou (du spectacle), clappe, cloche (du clocher). Il est vraisemblable que ce caractère sonore retentissant s'est généralisé au domaine visuel avec éclat (sonore et visuel), clown (bruyant et aux couleurs éclatantes). Cette extension s'avère quasiment physiologique, puisque un bruit retentissant ferme les yeux par voie réflexe, comme c'est le cas chez le nourisson. Le signifiant clou, pointe de fixation, semble aussi associé à la notion de fermeture et le verbe clouer (le bec) le confirme (la ferme, boucle la!). Le sens du mot éclat comme éclore oriente vers une sortie (ex) de quelque chose de fermé (un ballon ou un pneu éclatent).
Du cl "retentissant" au cl "enfermant"
Du Khu Klux Clan au water closed, un club très fermé !
Clac et clic (22) ! Par ces onomatopées imitatives cl fut associé à l'image d'un objet qui se fermait, puis au concept plus général de fermeture. Depuis, l'humain a mis beaucoup de choses sous cl ! Mettre sous clé c'est bien sûr enfermer et les Religieux furent les Maîtres de cette clé. Le clergé (23) y fonde son nom, le clerc (24) de même, l'écclésiastique (25) n'y échappe pas ! La religion n'enferme pas seulement l'esprit de l'homme dans un clan (26) idéologique, mais aussi dans des lieux bien matériels ; les cloîtres (27) en France et la chiesa en Italie (le groupe phonémique chi italien est l'équivalent du cl français). Et pour fermer à double tour les ouailles lors des rites, quoi de mieux que la formule au cours des siècles et des siècles (28) qui clôt les prières et toute ouverture d'esprit !

Cl comme une clé sert essentiellement à fermer, car la clé a bien été inventée pour fermer la porte avant de l'ouvrir. La clef, symbole en relation avec son double rôle de fermeture et d'ouverture (ef = effacement)), plus évident en latin (clavus) se retrouve dans clavicule, la petite clef alchimiste du magicien. La clef possède le redoutable pouvoir d'initiation et de discrimination, ce qu'indique l'attribtion des clefs du Royaume à Saint Pierre. Le pouvoir des clefs, celui qui permet de fermer ou d'ouvrir le Ciel a été conféré à Pierre par le Christ: il est figuré dans les armoiries papales par deux clefs d'Or et d'Argent, précédemment emblème du Dieu romain Janus. Ce double aspect du pouvoir, diurne et nocturne, correspond à l'autorité spirituelle et aux fonctions royales, dont le but respectif selon Dante, est l'accession au Paradis céleste et terrestre ou, selon la terminologie hermétique, aux Grands et aux Petits Mystères. Hermès, Trismégiste, le Trois Fois Grand, scelle dans la Table d'Emeraude une clef d'Or. N'est-il pas temps de se servir de la clef phonétique pour ouvrir les portes de l'inconscient, comme par miracle?
Mettre les mots sous cl donne naissance à une litanie d'enfermés:
clore (29), clôturer (30), claquemurer (31), claustrer (32), clos (33), closed, reclus (34) et réclusion (enfermement), inclusion (35), conclusion (36), forclusion (37), enclave (38), cloison (39), claustra, claie (40), clapier (41), claire-voie (42), clayère (44), clisse (45), classe (46), clayette (47), clenche (48), clip (49), clause (50) et clausule, cloche (fromages), écluse (51), enclencher (52), cloporte (53), clin d'oeil (54)...
Le monde médical comporte son lot de fermeture:
claustrophobie (55) (phobie des lieux fermés), occlusion (56) (fermeture de l'intestin), clamper (57) (fermer un vaisseau avec une pince), clip (ferme une trompe), cerclage (58) gynécologique (fermeture du col utérin), cloque (59) (bulle, cavité fermée), furoncle (60) (petit abscès fermé).
Cette clé cl est associée à tous les concepts de fermeture : fermer, enfermer, renfermer.
classer (61), classification (séparer en séries fermées), classer une affaire (la considérer comme close, refermer le dossier), classique (qui appartient à une période limitée de l'antiquité), claquer (62) la porte (la fermer), clou (qui peut fermer le cercueil), clouer (63) le bec ou fermer son clapet, clam (64) (huître de claire - fermé comme une huître), clovisse (65) (coquillage qui se ferme), se clapir (66) (s'enfermer pour les lapins), clématite (67) (se ferme la nuit), clientèle (68).
"cl" marque le concept de fermeture, quel que soit sa position dans le mot :
Lorsqu'on ferme en mettant bout à bout, on boucle, lorsqu'on ferme en couvrant un récipient, on utilise un couvercle ! De même le cercle est une courbe fermée, et le cycle (69) est un mouvement fermé sur lui-même !
Le sens de ce codon cl se modifie par les préfixes d'origine gréco-latine:
Les ouvertures ou l'absence de fermeture : ex-cl, a-cl, dé-cl.

-avec ex, hors de : éclore (70) et exclure (71): ex-cl, sortir d'une coque ou d'une enceinte fermée, du clan, s'ouvrir.
Idem écluse (72), s'éclipser (73) (sortir), éclectisme (hors des classes) éclatement : fait de s'ouvrir brutalement.
-avec dé ou plutôt ec de cassure : déclore, désenclaver, déclasser
-avec a, supprime, enlève: oracle (74), miracle (75), spectacle (76) ;
-a-cl enlève la fermeture, donc ouverture :
En anticipant sur le "décryptage" ultérieur, voici ce que la Langue de l'inconscient entend par ses mots:
Oracle : a~cl~or~O, soit littéralement : "ouvre la Lumière de la Tête" ou supprime sa fermeture
Spectacle : "ouvre le spectre vsisuel" (les rideaux s'ouvrent)
Miracle : a~cl~ir~M : ouvre la réflexion de la Personne ou supprime sa fermeture.
Héraclès (77), qui porte la clé dans son nom (clé de Héra) est vainqueur de deux Serpents introduits dans son Berceau par la déesse Héra.
Le Symbolisme de la clef, ouvrant la voie initiatique, s'exprime dans le Coran, où la Shahâdah, clef du Paradis, ouvre toutes les portes de la Parole de Dieu.
Le rôle fondamental de l'inconscient linguistique langagier se vérifie avec un lieu doublement fermé (les maisons closes ont été fermées le 13 avril 1945 en France). L'argot use des mots claque (78), claque-dent (79) et clandé pour désigner ce lieu fermé de la prostitution. Le nombre des tenancières est très important et pourtant une majorité de Français ne connait qu'un seul nom, celui de Madame Cl aude (80)! La seule raison est la présence de ce concept fermé, clos cl dans Claude. On peut noter en outre que l'actrice française la plus connue actuellement dans les films classés x est Cl ara Morgane.
Le second sens de cl marque le retentissement, l'éclat comme caractéristique du référent
Le mot clabaud (81), chien de chasse qui aboie fortement, entre en résonance avec les mots clébard (82), clebs (83), initiés par cl qui marque le retentissement de la voix de l'animal ou du militaire (caporal), que l'on rencontre aussi dans l'éclat de la voix humaine: clameur (84), acclamation (85), réclamation (86), déclamation (87), exclamation (88), éclater en insultes ou de joie, claironner (clamer à tous vents), faire un esclandre (89).
De nombreux autres mots comporte cette notion d'éclat ou retentissement: clavier (90): piano, Klavier en allemand, clarinette (91), clavecin (92), claquettes (93), clapper (94), claquement (95), éclatement (96), cliquetis (97), clapotis (98), clown (99), clou (100) du spectacle. 
Pour traiter l'ensemble des mots du lexique français comportant cette clé phonétique "cl", on peut en obtenir la liste par internet :
http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/abecedaire/cl/1/
Le résultat indique 1175 mots trouvés comportant "cl" ,mais il faut supprimer les formes conjuguées des verbes ce qui donne un résultat inférieur à 500 mots.
La notion de fermeture, enfermement
Il faut bien entendre que le couple consonantique cl supporte tous les sens du concept de fermeture, une invariance notionnelle de fermeture que l'on peut facilement admettre comme une caractéristique des référents désignés; Si l'on considère sa composition littérale ou phonémique, on verra plus loin, que l'un des sens de la lettre c est relié à la notion de coupure et la lettre l à celle de Lumière et de liquide. Le clin d'oeil ou le clignement ferme le flux lumineux, l'écluse ferme le passage de l'eau.
- fermer = rendre fixe (fermer une voûte = poser la clef de voûte)
- Manœuvrer (le ou les éléments d'une ouverture), de façon à priver de communication deux espaces = boucler, clôturer, clôture, enclore, enclos, encercler, cerclage.
- Manœuvrer (un élément mobile) a) de façon à fixer la pièce à laquelle il est assujetti. Fermer la serrure, le verrou, le loquet. Fermons le loquet de la porte (Quinet, Ahasvérus,1833, 2ejournée, p. 133). b) de façon à interrompre un débit, un mouvement : faire bouclier de
- Rapprocher l'une contre l'autre les parties mobiles (d'un ensemble) dont l'écartement forme une ouverture
Mettre fin à , terminer : clore, clôturer, conclure, conclusion, boucler
et par analogie la fin du jour, le déclin de la course du soleil : chute, déclin (101), tombée du jour jusqu'à sa disparition :
éclipse (102) de soleil. Cette perte de la source de lumière est à rapprocher de celle qui est consécutive à la fermeture des yeux: clin d'oeil, cligner (103), clignement (104), d'où clignotement (105).
La notion de fermeture s'est élargue à la fermeture d'angle : inclinaison (106) .... climat (107)
Malgré une étymologie très différente, on peut y associer péricliter: aller vers son déclin
- Fermer les yeux à qqn/de qqn. Abaisser les paupières d'une personne qui vient de mourir, et Fermer les yeux (littér.). = Mourir` d'où clamser (108), claboter (109), claquer (110).
- Fermer le bec, la bouche à qqn (au fig., fam.). Le faire taire : tu la boucles! Fermes ton clapet (111). Lui clouer le bec. Clore le bec à qq'un.
- Fermer son cœur à. Refuser de comprendre Se cloîtrer dans.S'isoler dans une occupation, un état, une idée, en se dégageant de toute préoccupation étrangère
- Rendre inaccessible, empêcher l'accès à ou la sortie de, empêcher, par une résistance, une défense, l'accès à ou la sortie de : clore, faire obstacle, tacler, occlure
- Entourer d'une enceinte. Fermer une ville, un parc, un jardin; fermer de murailles, de haies...: clore, clôturer
- Interrompre (par décision autoritaire ou administrative, de façon momentanée ou définitive), l'activité de : clore les débats, ; clore une carrière, un destin, des études; clore l'année, une époque; clore le désir.
Le concept inconscient cl c'est aussi enfermer :
- Mettre contre leur gré des êtres vivants dans un lieu fermé dont ils ne peuvent sortir: reclure (112), réclusion, reclusage (113), reclus (114), cloître (115)r, cloître, esclavage (116), esclave, esclavagiste (117), boucler, claustrer, claquemurer, encercler, enclore.
- Mettre quelqu'un dans une situation, un rôle, dont il ne peut sortir
- Cacher, enterrer, tenir caché, dissimuler: clandestin (118), clandestinité (119)
- Contenir en soi: inclure (120), inclusion (121), enclaver (122)
- Tenir dans des limites, des bornes étroites : classer, clouer, scléroser (123), enclore, encerclement (124)
L,e concept de fermeture/enfermement est évident aussi dans la série claustra (125), claustral (126) claustration (127), claustrer (128), claustrophobie (129).
à compléter....
SUITE
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Date de dernière mise à jour : 28/12/2025
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