Le sens des Prénoms

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Le Sens du Prénom, du Nom et du Surnom

prenom-a-la-mode-m-1.jpgPrénom


Le choix du prénom par son double aspect conscient et inconscient témoigne des désirs des parents. Le conditionnement phonétique qu’il entraîne chez celui qui le porte a sans doute des répercussions psychologiques sur sa vie. Le prénom, par sa valeur symbolique individualise le sujet au sein d’un clan. Relié au patronyme, il contribue à donner une identité au sein de la société. Puisque le prénom est choisi avant la naissance, il sera a priori chargé des désirs et fantasmes parentaux, de leurs peurs aussi. L’enfant qui naît a déjà une histoire, il est l’héritier de l’histoire de l’enfant imaginaire de ses parents, enfant marqué du sceau de la répétition des relations de ses parents avec leurs propres parents. Le réseau signifiant préexiste au sujet. A sa naissance, il se trouve pris déjà dans le réseau symbolique de la parenté, de l’alliance et de la nomination, ce qui fait dire à Lacan que «l’inconscient, c’est le désir de l’Autre», l’Autre étant entendu ici comme la chaîne symbolique inconsciente porteuse d’une mémoire qui excède celle du sujet et dans laquelle le sujet est pris. L’engouement féminin récent pour la psychogénéalogie, Aïe mes Aïeux, n’est pas sans fondements.                                                                                                                                     

 

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L'une de mes patientes qui présentait une tendinite chronique invalidante de l’épaule G depuis plus de 10 ans a finalement retrouvé, grâce à une thérapeute et à une recherche généalogique, que ses deux grands-pères avaient été amputés de ce bras durant la guerre de 14-18, ce dont elle avait entendu parler dans son enfance sans en garder de souvenir conscient. Depuis cette prise de conscience, elle ne souffre plus.

 

 

 

 

 

 

 

Un consultant m’a signalé qu’il était allergique à la moutarde. En cherchant dans l’histoire de ses aïeux, il a découvert que son grand père avait été gazé en 14-18 par du gaz moutarde, et il en avait gardé aucun souvenir conscient alors qu’il l’avait forcément entendu lors des réunions de famille quand il était moutard, me confia-il. La crainte inspirée par ces histoires douloureuses d’aïeux dans l’enfance inhibe la mémorisation consciente mais le souvenir inconscient se manifeste adulte dans une somatisation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les enquêtes auprès de mères enceintes sont révélatrices, elles montrent l’importance des idées à priori qu’elles ont sur leurs enfants, idées liées à leur propre histoire que ce soit pour souhaiter la répéter ou au contraire vouloir s’y opposer en miroir. Le choix des prénoms en est souvent l’expression et cristallise à lui seul un faisceau de significations.
L’enfant imaginaire est marqué par le sceau de la répétition des relations de ses parents avec ses propres parents et par le caractère souvent conflictuel de l’investissement dont il est l’objet.


D’après les textes hiéroglyphiques des pyramides et des tombeaux. Le père (It) est symbolisé par la vipère à cornes et la mère (Mout) par le vautour femelle, un oiseau qui prenait un soin particulier de ses petits et n’hésitait pas à se poser sur terre pour y dépecer des charognes, transformant la mort en aliment vital pour transmettre la vie. Bipède céleste, le vautour mout est le nom de la grande déesse de Karnak, la femme d’Amon. On retrouve la même assonance qu’en allemand (Mutter, mère).
Le mot nom est formé de deux hiéroglyphes, une bouche surmontant le tracé d’une onde (n) est un aspect de l’être qui survit à la mort physique si la pesée de l’âme vérifie qu’elle est plus légère que la plume. La bouche symbolise le Verbe et l’onde la Vie. Nommer, c’est créer la Vie par la Parole. Les Egyptiens reconnaissaient un pouvoir au Nom avec un rôle dans le comportement et la destinée de son possesseur.
Dans la Bible est soulignée la valeur prophétique du prénom et du nom. «Car tel est son nom, tel il est » et chez les Romains « un prénom est un présage ».
Le choix d’un prénom par les parents n’est jamais innocent :
Jade [en direction du passage] a été donné par une jeune mère, hospitalisée six mois pendant sa grossesse en raison de vomissements gravidiques avec déshydratation, liés à une peur phobique de l’accouchement. Ce prénom traduit un désir que « ça passe ».
Rodrigue [danger du passage direct d’ondes répétées à des ondes violentes a été donné par une mère, aux antécédents d’avortements spontanés qui a vécu sa dernière grossesse avec la crainte des contractions utérines].
Huguette [couvre le niveau dangereux du passage éloigné de la Violence] est le prénom fréquemment donné quand l’enfant précédent est décédé.
Nathasia [crainte de la destruction d’une hostile naissance] est une jeune fille dont la mère a perdu son précédent enfant à la naissance.
Aline [dans le mal éternel] est le prénom d’une petite fille à la limite de l’autisme qui demande à ses parents de l’appeler Ali-ne [pas dans le mal éternel].
Alabama est le prénom donné à sa future fille par une jeune femme française dont le mari américain s’est suicidé, or il signifie [le temps de l’amour éloigne le mal éternel ».
Les schémo-émotèmes les plus utilisés dans les prénoms sont ar de la prééminence ou de la menace et li ou il du lien entre deux.
Les prénoms royaux portent souvent cet ar du sommet et de la prééminence:
Charles, Arthur, Edouard, Richard. On retrouve cette prééminence chez la Reine des femmes Marie et dans maints prénoms, témoins de l’art parental à vouloir que leur enfant soit roi.
Les prénoms porteurs du schémème du lien li ou il , sont très nombreux témoignant du désir d’un enfant pour resserrer ou renforcer le lien parental.
Bien sûr, chacune de ces psychanalyses du prénom doit se replacer dans le contexte subjectif de chaque couple pour permettre de découvrir le sens exact du message. Ainsi un couple a appelé ses enfants Romain, Raphaël et Régis, prénoms marqués par le R majuscule de la Rigidité (Règle, Rigueur ou Raison), mais leur choix est justement de lutter contre cet R austère, appelé à être transformé dans Romain, happer ou couvert dans Raphaël et détourné dans Régis.

Le Nom Propre


Le mot nom [transforme le néant] ou Nom [transforme la Vie] en révèle le puissant pouvoir de programmation insue qu’il engendre, comme le soulignaient déjà les textes bibliques et l’importance de son choix dans la civilisation égyptienne. Le nom en égyptien Ren est essentiel, car il est l’aspect de l’être qui survit après sa mort physique, s’il est reconnu comme juste par le Tribunal de l’Autre Monde. Pour les Égyptiens, le nom d’un Objet ou d’un Être permet d’en connaître la véritable Nature.
Donner un Nom, c’est aussi nourrir comme le mot Renenet, la déesse des Moissons, un Cobra Femelle, le signifie : la Nourricière. Ren Sheta, le Nom Secret, donné à l’Enfant par sa Mère ou un Prêtre, ne lui était révélé qu’à l’âge adulte s’il en était jugé digne.
Du Tibet à Ogino, de Babel à Eiffel, de Sigmund Freud à Ben Laden , les noms propres qui restent dans l’histoire des hommes semblent en effet porteurs d’un programme non conscient qui prédestine ou donne vocation.Tout est écrit, mais dans un langage insu ambivalent, figuratif et Sacré.

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Auguste Rodin [dans l’onde de la Rigidité] est sans doute celui qui a le mieux réussi à faire vibrer l’onde de la


 vie dans la pierre la plus dure, le marbre. Sa Main de Dieu et sa Tête 
de Mozart en sont les augustes illustrations.

 

 

 

 

Rome [transforme la Rigidité] est sans doute la ville de la Planète où se dressent le plus grand nombre de statues de marbre.

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Baudelaire [réflexion prééminente de la lumière de l’esprit vers le dévoilement du Verbe] et Rimbaud [dévoilement de la haute transformation de l’image de la rigidité] n’ont pas démenti leur Programme.

 

Molière [domaine de réflexion qui propage l’arrondissement (drôlerie) de la Personne] et Rabelais [aise de la lumière de l’Esprit qui éloigne la Rigidité] n’ont pas échoué non plus. Mozart [sur terre la prééminence créatrice de l’onde (m) ou de la Personne] n’a t-il pas rempli son nom ?

Derrière le P majuscule de Pompéi et de Saint Pierre en Martinique, il ne faut pas oublier d’entendre le petit p de l’explosion, caractéristique de l’éruption volcanique qui anéantit brutalement ces deux villes, tout comme le port de Pearl Harbor, où la flotte américaine a été coulée par les kamikazes japonais. Un grand nombre de noms propres à l’initiale majuscule C de la Communion ont fini dans la casse du c minuscule : le Concorde, symbolique d’un lien franco-anglais qui ne fut qu’une fausse
Communion avec la perfide Albion, s’est funestement brisé dans la chute du supersonique, réduit en cendres froides (autre sens de c), préfigurant le froid des relations franco-anglaises lors de l’épizootie de la maladie dela vache folle ou lors de la guerre d’Irak. Du Wall Trade Center n’est resté
qu’un amas de cendres grises après l’attaque terroriste saoudienne d’Al Qaïda. Le Capitole romain, Caligula et César, et bien d’autres noms en C capitaux, sont passés de la Communion à la chute jusqu’à la Princesse Grâce de Monaco morte sur la Corniche. Catastrophes et cauchemars !

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Date de dernière mise à jour : 01/11/2014

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