ud vers le sens caché

Le couple ud qui apporte sa note mystérieuse au Triangle maritime des Bermudes, à l’eau miraculeuse de Lourdes, à celle du Jourdain où fut baptisé le Nazaréen, trahi plus tard par Juda. Guettons par le judas de la porte (lourde en argot) pour voir ce qui se cache derrière.
La pudeur pousse l’individu à se cacher des sens d’autrui, tandis que la nudité est "non cachée des sens" (nu = nude en anglais).


ud = caché des sens - en direction du sens caché


N’est-il pas plus étonnant que le signifié ud dirigé vers le sens caché marque doublement l’inventeur de la psychanalyse : Sigmund Freud ? Le signifiant ud entre aussi dans la composition d’un mot-clef (le clou de l’histoire) répété par Anna O. une patiente de Breuer qui fut la première dont l’hystérie a été analysée par Freud ; il est en effet inscrit dans cloud, nuage anglais. 

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Le mot est employé par Anna O pour parler de ses « états seconds », des périodes d’absence dont elle ne garde aucun souvenir.
L’expression française être dans les nuages exprime aussi qu’on est ailleurs, absent. Breuer a mis treize ans avant de publier le cas, un véritable conte de fée où la princesse descend de son cloud grâce à son sauveur pour vivre sur terre à jamais heureuse. Mais l’amélioration de l’état psychologique d’Anna n’était qu’une éclaircie, car en réalité la patiente était loin d’être guérie. Freud inventa même une histoire de grossesse nerveuse pour en faire une démonstration du transfert et du contretransfert (il semble que Breuer était tombé amoureux de sa jeune et belle patiente) en incluant dans ce prototype de la relation psychanalytique une histoire sexuelle (une esquisse d’Histoire d’O !). A sa décharge, il faut reconnaître qu’Anna O lui tendait la perche en qualifiant sa guérison par la parole (talking cure) de chimmey sweeping, en français ramonage de cheminée ! La signification décodée du mot cloud aurait certainement apporté une clef à l’énigme : la langue maternelle d’Anna était l’allemand (dont le mot national Deutschland, porte le groupe de phonèmes schl, de schließen = fermer, équivalent du cl français ou anglais) et elle ne sortait de son mutisme qu’en s’exprimant en anglais avec son thérapeute. Le code de l’inconscient aurait sans doute permis de comprendre la motivation du mutisme d’Anna, qu’elle symbolisait sous le nom de cloud, [vers le sens caché de l’onde fermée] ; l’onde close était bien celle de sa parole (bouche close, bec cloué, clapet fermé) ; l’ode poétique, la mélodie, la prosodie, le code phonétique confirment la présence du couple od de l’onde dans la parole, issue des vibrations des cordes vocales. En français, quand l’enfant boude dans son coin, il s’enferme souvent dans son mutisme, et lorsque le temps boude, il est couvert de nuages ! Ajoutons que le mot cloud se substitue au mot allemand Wolke, où la lettre W code pour …onde comme dans Wort : mot, où en français la lettre m code aussi pour onde  !


Ce qualificatif cloud peut aussi indiquer l’effroi qu’Anna O a pu ressentir au spectacle de l’ondée grisâtre de la ponction évacuatrice de l’abcès tuberculeux, enfermé dans la plèvre de son père, gravement malade. Tout psychanalyste peut rester soupçonneux sur l’origine possible de cette onde qui pourrait être celle d’une ondée spermatique, une giclée comme le dit le langage vulgaire. Après la mort de son père, Anna ne pouvait plus boire d’eau : la cause de cette hydrophobie n’est sans doute pas étrangère au mot cloud, au nuage (Wolke) qui enferme l’onde d’eau (Wasser). Le jeu des signifiants entre l’allemand et l’anglais était pour l’inconscient d’Anna O une manière déguisée de dire des évènements choquants (le choc est inscrit dans Wolke). Pour une psychanalyse nouvelle, il ne sera plus permis d’éluder le sens caché des mots, car il s’agit du langage de l’inconscient : chaque mot, chaîne de noeuds de signifiants, devient objet à psychanalyse.
Si la langue de l’inconscient a besoin d’être décryptée, c’est bien l’apprentissage conscient des mots dans l’autre monde, celui de l’hémisphère G dominant, qui semble la source du cryptage.


L’histoire d’Anna O, qui fit ultérieurement des séjours en clinique psychiatrique témoignant de la persistance de ses maux, concerne bien la lettre O, symbole majuscule inconscient de notre… Tête ! Pour tenter d’atteindre cet Olympe inconnu, Freud l’a abordé par son versant onirique, en décryptant les rêves du monde clos du sommeil (schlaffen = dormir en allemand).
 

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Date de dernière mise à jour : 16/12/2015

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